dimanche 25 octobre 2015

Affectiva : des algorithmes lisent vos émotions sur votre visage

Décrypter vos émotions en vous filmant, tel est le job d'un logiciel conçu pour les publicitaires - bientôt disponible en version mobile. Un Big Brother de plus ?

 

Triste ? Heureux ? Cela se lit sur votre visage. C’est bien pour cette raison que les annonceurs tentent depuis plusieurs années de concevoir un système leur permettant de savoir si vous froncez les sourcils, si votre regard se perd dans le vide, ou si vous souriez, à la vue d’une publicité. Un formidable outil marketing en vue.

Jusqu’ici, les ordinateurs avaient du mal à faire la différence entre un sourire de joie, un sourire agacé, ou encore un sourire gêné. Affectiva, une startup américaine lancée par des chercheurs du MIT, aurait trouvé la solution à ce problème. Après avoir collecté, pendant deux ans, des milliers de visages, d’expressions faciales, de réactions émotionnelles, la société a analysé, grâce à des algorithmes complexes, les angles entre les sourcils, les mouvements de la bouche, les yeux et le nez des personnes filmées. Selon Affectiva, il serait bel et bien possible de “décoder” les expressions de quelqu’un, en filmant son visage.

Affdex, c’est son nom, est ainsi capable de lire les états émotionnels de personnes filmées par webcam, lorsqu’elles regardent un spot publicitaire à la TV ou sur Internet. Déjà utilisé par quelques annonceurs, dont Coca Cola et Mars, ou par des cabinets d’études comme Millward Brown ou IPG Media Lab, pour tester les réactions des consommateurs, Affdex sera très prochainement proposé pour les appareils mobiles - l’outil utilisera non pas une webcam, mais les caméras des smartphones ou des tablettes (avec la permission de l’utilisateur, évidemment). 

Une démo en ligne permet de comprendre le fonctionnement du logiciel : il s’agit d’analyser, image par image, les changements musculaires du visage.

Une étude réalisée par IPG Media Lab, client d'Affectiva.

Ce système, reservé apparemment aux publicitaires, pourrait servir aussi dans d’autres domaines, comme l’éducation ou les jeux en ligne : “Avec ce logiciel de lecture du visage, la webcam d’un ordinateur pourra repérer, pendant un cours en ligne, les étudiants paresseux, ou analyser nos réactions face à un jeu vidéo pour apprécier l’ennui du joueur”, note le New York Times. 

Ce genre de technologie intéresse aussi d’autres secteurs, comme la police ou les agences gouvernementales de sécurité. Pour Ginger McCall, une avocate américaine spécialisée dans la défense de la vie privée, cet outil pourrait fort bien être utilisé pour détecter, par exemple, des actes “potentiellement violents”. Un peu comme ces algorithmes conçus dans le cadre du projet européen INDECT, théoriquement capables de détecter des comportements suspects sur les images d’une caméra de surveillance…

Pour l’avocate, “un tel système reste acceptable si la personne est prévenue, mais sans son consentement, si cela est mis en oeuvre à son insu, cela risque de devenir problématique.” Car décrypter les émotions pourrait aussi permettre de prédire des comportements (d’achat, mais pas que). Et pourquoi pas un système qui permettrait de détecter si vous mentez ou non ?


Selon Affectiva, qui consacrait auparavant une partie de ses recherches à la lutte contre l’autisme, et qui semble se tourner désormais uniquement vers les annonceurs, pas de craintes à avoir côté vie privée : la société devrait rester “extrêmement vigilante” quant à l’utilisation d’Affdex. “Le logiciel actuel et celui à venir sur smartphone n’utilisera les algorithmes que pour lire vos expressions, et ne stockera pas les vidéos”, explique ainsi Rana el Kaliouby, chercheuse au Media Lab du MIT, qui a conçu la technologie d’Affdex. Nous sommes rassurés.

samedi 10 octobre 2015

Voiture autonome à 100 %: pas jusqu'en 2030

Cabinet d'études IHS axé sur l'avenir de la voiture sans chauffeur. Selon lui, les véhicules autonomes seulement ne devraient pas arriver avant 2030 et les automatismes pourraients temporaire réparties en 2050.
Si le prototype de voiture autonome roulent déjà sur nos routes dans le cadre des expériences, leur commercialisation ne devrait pas intervenir immédiatement. Étude de l'IHS, dit que les automatismes ne devraient pas être disponible avant 2020 sur les véhicules de série, qui gardent encore les commandes manuelles. Les véhicules seulement automatiques, IHS fournit leur arrivée vers 2030.


Cabinet d'études estime que ralentisse la propagation des véhicules entièrement ou partiellement automatisés, ils seront environ 230 000 en 2050 et 11,8 millions en 2035. Ce terme, représenterait alors 29 % des véhicules vendus aux États-Unis, en Chine le 24 % et 20 % en Europe occidentale.
L'étude estime que les coûts supplémentaires en raison de la technologie d'automatisation seront entre 7 000 et 10 000 dollars en 2025 et puis tomber à 5 000 et 3 000 dollars en 2030 à 2035.
IHS rappelle certains avantages des voitures sans conducteur tels que le gain en sécurité, baisse de la consommation et encombrement réduit. Mais il indique aussi des obstacles dont l'énorme potentiel d'emplois et la nécessité d'un calculateur électronique de sécurité renforcée