Le temps où Toyota vendait des hybrides à perte est très loin. Désormais ces modèles sont un pilier de sa rentabilité en Europe et leur part ne cesse de croitre. En France, elle atteint 40% des ventes.
Toyota a un don pour prendre de revers les constructeurs européens. Il y a quelques années déjà, alors que nos marques nationales délocalisaient leurs sites de production hors de l’hexagone, la marque japonaise y implantait une nouvelle usine. Aujourd’hui, pendant que la situation se complique pour la majorité des constructeurs européens sur leurs marchés locaux, Toyota y affiche une certaine sérénité et ses opérations seraient même profitables selon le site AutomotiveNews.
Tout aussi surprenant, Didier Leroy, patron de Toyota Europe, indique que sa rentabilité sur le vieux continent passe par les hybrides, un véhicule de niche pour les autres marques européennes.
Didier Leroy n’explique pas comment ces hybrides peuvent être une clé de cette rentabilité mais on peut y voir deux raisons. Les différents modèles hybrides de la marque japonaise partagent de nombreux éléments communs au niveau de leur motorisation, ce qui permet de dégager des économies d’échelle, accentuées par les grands volumes produits dans le monde. N’oublions pas que Toyota reste, de loin, le premier producteur mondial de voitures hybrides.
La compétitivité des modèles hybrides Toyota tient aussi aux aides fiscales européennes accordées dans certains pays. En France, l’Auris hybride bénéficie par exemple d’un bonus de de 2.100 euros ce qui la rend moins chère que la version diesel. Cette variante à double motorisation représente ainsi 70% des ventes dans l’hexagone mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas.
Au fond, Toyota n’a pas vraiment le choix, ses hybrides doivent être rentables car leur part ne cesse d’augmenter dans ses ventes européennes. Elle est passé de 13% en 2012 à 20% en 2013 et dans certains pays comme la France cette proportion atteint 40%.
Toyota est le dixième constructeur en Europe, ses ventes ont chuté en 2013 mais ce recul reste deux fois moins important que la moyenne européenne.
Journaliste automobile spécialisé dans les nouvelles technologies
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